Vous avez sans doute remarqué ce nouveau symbole sur votre trajet : un losange blanc qui s’affiche sur un panneau bleu ou au-dessus de la voie de gauche. C’est le signe qu’une voie de covoiturage est en place. Mais savez-vous exactement qui peut l’emprunter et quelles sont les règles pour rester dans la légalité ? On vous explique tout pour que vous puissiez adapter votre conduite en toute confiance.
Table des matières
Le losange blanc : le repère de la voie réservée
Pour identifier une voie de covoiturage, rien de plus simple : repérez le losange blanc.
- Sur un panneau fixe : la voie est réservée en permanence.
- Sur un panneau lumineux : la règle ne s’applique que lorsqu’il est allumé (souvent pendant les heures de pointe pour fluidifier le trafic).
L’objectif de ces voies est de favoriser les mobilités partagées pour réduire le nombre de véhicules sur la route et ainsi limiter les émissions de CO2 liées aux bouchons.

Qui a le droit d’emprunter la voie de covoiturage ?
Votre présence sur cette voie dépend du nombre de personnes dans votre véhicule ou de son type de motorisation. Peuvent y circuler :
- Les véhicules transportant au moins deux personnes (le conducteur et au moins un passager, quel que soit l’âge).
- Les véhicules à « faibles émissions » : ils doivent être munis d’une vignette Crit’Air 0 (100 % électrique ou hydrogène). Attention, les hybrides rechargeables ne sont pas toujours autorisés selon les zones, vérifiez bien la signalétique locale.
- Les taxis (même s’ils circulent à vide).
- Les VTC qui transportent au moins un client.
- Les transports en commun.
- les ambulances privées, ainsi que les véhicules des forces de sécurité et des services de secours.
Quels sont les risques en cas de non-respect ?
Si vous circulez seul dans votre voiture thermique sur une voie covoiturage active, vous vous exposez à une amende forfaitaire de 135 €.
Pour assurer le respect de cette règle, des radars de nouvelle génération sont progressivement installés. En effet, ils sont capables de compter le nombre d’occupants à bord (même à l’arrière !) ou de détecter la vignette Crit’Air du véhicule. Le tout, grâce à ses capteurs thermiques couplés à l’intelligence artificielle. Ainsi, ces radars sont capables de détecter la présence d’un individu au sein de votre habitacle même si un reflet apparaît sur une vitre par exemple.
Où retrouve-t-on ces voies aujourd’hui ?
Ces aménagements se multiplient sur les axes structurants des grandes métropoles françaises. On les retrouve notamment sur :
- L’A1 et l’A6 à l’approche de Paris.
- La M6 et la M7 à Lyon (l’ancienne autoroute A6/A7 traversant la ville).
- L’A48 à l’entrée de Grenoble.
- Le périphérique de Strasbourg.
- Plusieurs axes autour de Lille et Rennes.
La FAQ des automobilistes
1. Est-ce que mon enfant compte comme un passager pour la voie covoiturage ?
Oui, tout à fait ! La règle porte sur le nombre d’humains à bord. Un parent avec son enfant en bas âge est considéré comme pratiquant le covoiturage au sens de la loi.
2. J’ai une voiture électrique, puis-je y aller même si je suis seul ?
Oui, si votre véhicule dispose de la vignette Crit’Air 0, vous êtes autorisé à emprunter ces voies sur la majorité des axes (comme à Lyon ou Grenoble), car votre véhicule est classé « faibles émissions ».
3. Les motos peuvent-elles utiliser la voie de covoiturage ?
Seulement si elles transportent deux personnes (conducteur + passager) ou si elles sont 100 % électriques. Une moto avec un conducteur seul n’a pas le droit d’y circuler.
Conclusion
La voie de covoiturage est un outil simple pour mieux partager la route. Pour rouler sereinement, gardez un œil sur la signalisation lumineuse : si le losange est éteint, la voie redevient accessible à tous. En adoptant ces nouvelles habitudes, vous participez à une mobilité plus fluide et plus apaisée, tout en évitant les mauvaises surprises au courrier !
