miroirs de sécurité routière

Les miroirs de sécurité routière en zone urbaine

15 juin 2018

Les miroirs de sécurité routière peuvent-être très utiles en agglomération pour prévenir les accidents de la route. Cependant, de nombreuses règles et réglementations régissent leur installation. L’emploi des miroirs sur le réseau routier national est défini par l’article 14 de l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière.

Comment l’installation de ces miroirs de sécurité routière est elle réglementée ?

 

Dans le cas d’une installation en agglomération

L’installation de la signalisation routière (dont celle de miroirs de sécurité) est de la compétence du gestionnaire de voirie. Celui-ci doit se conformer aux dispositions réglementaires définies pour l’ensemble des réseaux. Ces dispositions permettent d’assurer l’homogénéité de la signalisation sur l’ensemble du territoire.

On autorise l’emploi des miroirs en milieu urbain dans des cas très restreints. Par exemple, dans les cas où aucune autre solution de type aménagement ou autre dispositif ne peut améliorer la visibilité sur les voies.

 

On peut alors utiliser un miroir si la situation remplit les conditions suivantes :

  • Un régime de priorité est en place, avec obligation d’arrêt « Stop » sur la branche du carrefour où les automobilistes ont une visibilité réduite.
  • Trafic essentiellement local sur la route où le stop est implanté.
  • Limitation de vitesse sur la route prioritaire inférieure ou égale à 60 km/h.
  • Distance entre la ligne d’arrêt et le miroir inférieure à 15 m.
  • Implantation du miroir à plus de 2,30 m de la ligne d’arrêt.

 

Dans ce cas précis, il faut inclure les miroirs utilisés sur un fond :

  • Carré s’il s’agit d’un miroir rond. Le côté du carré doit avoir une longueur égale à une fois et demie le diamètre du miroir.
  • Rectangulaire (ou carré) s’il s’agit d’un miroir rectangulaire (ou carré). Les côtés du fond ont une longueur égale à une fois et demie celle du miroir.
  • Il faut obligatoirement un fond rayé noir et blanc pour ces miroirs, quelle que soit leur forme.

 

Dans le cas d’une voie privée débouchant sur une voie ou une route publique

Un propriétaire peut installer librement un miroir à l’intérieur de son domaine privé, afin d’assurer sa propre sécurité. En cas de manque de place, on implante souvent le miroir sur le mur bordant la voie publique.

Pour cela, il doit faire l’objet d’une autorisation préalable de la mairie qui jugera de l’intérêt de la demande. L’implantation d’un miroir sur la voie publique pour un usage personnel doit rester exceptionnelle.

 

Les miroirs de sécurité routière hors agglomération

Il est strictement interdit d’y mettre en place des miroirs de sécurité, car ces miroirs présentent le risque accru d’induire une mauvaise appréciation de la distance et de la vitesse. En effet, on appréhende plus difficilement la vitesse d’approche des véhicules, plus élevée qu’en milieu urbain, au travers de ces miroirs. Cela risque donc de surprendre l’usager.

De plus, la nuit, en l’absence d’éclairage public, la vue des phares dans le miroir peut suggérer que le véhicule arrive en face alors qu’il vient latéralement.

 

 

Pour en savoir plus sur les routes, retrouvez toutes les infos sur la fin des barrières de péage ici !