Ville et Vélo : vers un mariage heureux !

25 mai 2020

« Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins… À bicyclette… » Depuis quelques années, le vélo fait son grand retour dans les centres urbains. Pratique pour se rendre au travail le matin, idéal pour la promenade du dimanche, il semble convenir parfaitement au quotidien des citadins.

Il permet aussi de garder la forme lorsque l’on n’a pas le temps de faire du sport et reste une manière écologique de se déplacer rapidement. Alors, le mariage ville et vélo est-il vraiment si rose ?

Une capitale en exemple

Avec 500 000 cyclistes, 400 kilomètres de pistes cyclables et 2 millions de kilomètres parcourus chaque jour, Amsterdam est LA capitale du vélo en Europe. Ce moyen de transport est si intimement lié à la vie des habitants que ces derniers l’utilisent aussi bien pour se rendre au travail que pour faire les courses ou même pour partir en week-end.

Logiquement, la municipalité a tout prévu pour que faire du vélo soit aussi pratique que sécurisant. Les pistes cyclables sont clairement indiquées au sol, les 2-roues ont priorité sur les autres usagers de la route et l’on peut se garer facilement grâce aux parkings spécifiques présents dans chaque quartier.

Pour autant, le quotidien des cyclistes amstellodamois n’est pas tout rose. Ils recensent malheureusement de nombreux vols, les accidents sont fréquents et l’intensité du trafic donne lieu à quelques bouchons.

Le vélo, un moyen de transport écologique

Pour beaucoup, préserver l’environnement est devenu une priorité. En France, le secteur des transports est responsable de 29 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour autant, seulement 2 % des Français utilisent régulièrement le vélo pour se rendre au travail.

C’est très peu quand on compare avec d’autres pays d’Europe. Aux Pays-Bas, le « vélotaf » (un néologisme qui désigne un trajet à bicyclette depuis son domicile jusqu’à son lieu de travail) a su séduire 31 % des actifs. En Allemagne, ils sont près de 13 %. Et en Italie 4,7 %.

Mais alors, qu’est-ce qui explique ce désamour ?

Les raisons de ne pas opter pour le vélo sont multiples. Certains invoquent la peur de rouler au milieu des voitures et dans un environnement bétonné, qui ne semble adapté aux 2-roues. D’autres ont une trop longue distance à parcourir, parce qu’ils habitent loin de leur lieu de travail, par exemple.

D’autres encore se disent trop peu sportifs ou ont peur de perdre du temps pendant le trajet. Enfin, le prix de l’équipement et le manque de praticité du véhicule (peu adapté pour faire des achats) rebutent certains travailleurs.

Pourtant, un vélo (même électrique) revient bien moins cher qu’une automobile et permet de rouler presque aussi vite, sans embouteillage. De plus, il vous libère des contraintes de stationnement et peut être muni de différentes sacoches qui compenseront le manque de rangement.

La mobilité post-coronavirus

Le développement des aménagements cyclistes est à ce jour une priorité majeure de nombreuses grandes villes françaises. Et ce, dans le but de pouvoir circuler en nombre, tout en respectant les distanciations sociales et en respectant également notre planète.

De ce fait, plusieurs aménagements ont pu être mis en place dans de nombreuses villes françaises :

  • Réduction de certains accès aux voitures ;
  • Création de pistes cyclables temporaires ;
  • Élargissement de pistes cyclables déjà existantes ;
  • Construction de nouvelles places de stationnement pour les vélos.

Ainsi, ces différents aménagements permettront de repenser ses déplacements. L’usage de la voiture et du vélo ne seront plus opposés, mais bel et bien complémentaires dans les mobilités du quotidien !

Et pour les cyclistes, comme pour les associations, les espoirs sont réunis pour pérenniser et faire durer ces nouvelles pistes cyclables.

Le boom des VAE

Les vélos à assistance électriques (VAE) sont de plus en plus nombreux à sillonner agglomérations, routes et chemins en tous genres. En quelques chiffres, la vente de VAE a été multipliée par 100 entre 2005 et 2020 en France ! Et si le marché du vélo se porte si bien, c’est en parti grâce ces VAE qui perpétuent leur croissance à deux chiffres.

Et si ce vélo qui donne des ailes dans les montées est si courtisé, c’est notamment grâce à la puissance que ce dernier garantit, mais pas que… Il vous assure aussi un confort, une praticité et une facilité d’usage inimitable, tout en étant bénéfique pour votre santé et notre planète.

Pour permettre à de plus en plus de personnes de tester ces nouvelles bicyclettes électriques, de nouveaux services de location de vélos sont proposés partout en France.

C’est en tout cas le défi qu’à voulu relever Norauto dans le but de garantir un service de qualité à un prix très attractif : A partir de 9€/Jour. Du vélo urbain au vélo tout-terrain, une location d’une journée ou d’un mois, il y en a pour tous les goûts !

D’autres grandes enseignes tel que Décathlon ont également mis à disposition de leur clientèle un service de location longue durée, permettant de tester cette nouvelle alternative sans pour autant investir une somme importante.

Ville et vélo, des règles à respecter pour bien vivre ensemble

Les centres-villes sont assez grands pour accueillir tout le monde, qu’on soit cycliste, automobiliste ou simple piéton, à condition de respecter quelques règles simples :

  • Pour dépasser un vélo, une voiture doit respecter une distance de sécurité d’un mètre minimum en agglomération. Cette distance est étendue à 1,50 mètre sur les routes de campagne.
  • Il est strictement interdit pour une voiture de stationner sur une piste cyclable, peu importe la durée de votre stationnement.
  • Il est recommandé aux cyclistes de respecter une distance de sécurité d’un mètre avec les véhicules circulant devant eux et ceux garés sur le côté.
  • Les deux roues doivent être visible par les autres usagers de la route. Concrètement, cela correspond au port d’un gilet réfléchissant si la visibilité est mauvaise, ou dès la tombée de la nuit hors agglomération.
  • Si vous roulez en groupe, roulez à deux de front ou en file indienne. De nuit, en cas de dépassement ou lorsque les circonstances vous y obligent (chaussée étroite, etc.), placez-vous systématiquement en file indienne.
  • Ne pas abandonner les vélos de location au milieu de la route ou des trottoirs.

Avec l’application de quelques principes fondamentaux, la ville devient un nouvel endroit de convivialité où chacun peut se déplacer comme il le souhaite en respectant les autres.

Espérons que le retour du vélo en ville se poursuive, pour que l’on puisse tous prendre le temps d’explorer nos villes, nez au vent, en admirant le paysage !