Développement durable

Comment réduire ses déchets ?

Dans cet article, Chacun sa route met en avant l’importance de réduire ses déchets en vous donnant quelques astuces pour y parvenir.

L’impact des déchets

Aujourd’hui, dans le monde, nous produisons chaque année plus de deux milliards de tonnes de déchets, c’est énorme ! Et c’est encore peu par rapport aux 3,4 milliards de tonnes prévues d’ici 2050 si les habitudes ne changent pas. Cela représente actuellement 340 kg de déchets par personne.

Et bien que le recyclage soit une solution réelle, permettant d’économiser entre 60 et 97% d’énergie par rapport à une fabrication conventionnelle, elle peine à suivre le rythme de notre production. En effet, seulement 39% des déchets ménagers sont recyclés et 20% des déchets plastiques. Le reste est incinéré ou disposé en décharge.

Mais chacun d’entre nous, entreprise et particulier, a son rôle à jouer dans la réduction de notre consommation et de notre génération de déchets.

Le Zéro déchet

La mouvance zéro déchet est apparue il y a quelque temps déjà et a pris une réelle ampleur ces dernières années. Bien que le terme “Zéro” sonne un peu extrême, la philosophie en reste assez simple et réside en cet axiome : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.

Initiée par Béa Johnson, la stratégie pour réduire ses déchets s’articule autour de cinq actions qu’elle a nommé les 5 “R” : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter (Rot en anglais).

Refuser

Pour ce qui est de refuser, cela concerne réellement chacun d’entre nous, consommateur particulier, pour qui il est facile de refuser les cadeaux, les sacs, les gobelets et autres petits objets gratuits qui finissent fréquemment à la poubelle après avoir traîné quelques semaines sur une étagère. C’est le cas, particulièrement, des gobelets jetables et des sacs en plastiques dont la durée d’utilisation n’est que de quelques minutes alors que le sac plastique mettra 450 ans à se dégrader dans la nature.

Ce refus nécessite néanmoins un peu d’organisation, comme d’avoir toujours un tote bag ou autre sac à dos sur soi ou dans sa voiture pour s’adapter à toutes les situations. De même, amener un mug ou des couverts au travail permettra d’éviter d’en utiliser des jetables chaque jour.

Réduire

Pour réduire ses déchets, il peut s’agir de faire le tri chez soi pour posséder, de manière générale, moins d’objets, mais cela inclut aussi de réduire ses achats ainsi que d’acheter des objets aux emballages le plus réduit possible. Un bon exemple est d’acheter des lames d’essuie-glace seules plutôt qu’un essuie-glace complet en jetant le précédent.

Réduire ses achats, c’est aussi entretenir et réparer (ou faire réparer) ses objets, ou sa voiture. Pour tous les objets du quotidien, les Fab Lab et autres évènements dédiés à la réparation sont de plus en plus répandus, souvent gratuits, et surtout accessibles à tous.

Pour ce qui est de l’automobile, la faire entretenir et réparer le plus rigoureusement possible la maintiendra dans son état le moins polluant. Vous pouvez également participer à des stages automalins pour apprendre à faire par vous même certaines parties de votre entretien.

Il est aussi possible de réduire l’utilisation d’emballages en passant par le vrac ou par des produits au packaging réduit. De manière générale, limitez le plus possible tout ce qui est plastique.

Enfin réduire, c’est aussi choisir ses produits pour qu’ils durent dans le temps, d’un côté en privilégiant des produits de qualité et de l’autre côté en choisissant des produits les plus réparables possibles. A titre d’exemple, 99% des pièces des portes vélos Norauto sont commandables en centre.

Réutiliser

Réutiliser peut se faire de multiples façons et se traduit particulièrement sur le marché de l’occasion, où les produits trouvent une seconde vie. A titre d’exemple, il faut environ 50 tonnes de matières premières pour fabriquer une voiture d’une tonne. Acheter un véhicule d’occasion et lui donner alors une seconde vie permet de réduire son impact de part toutes les matières économisées pour ne pas en fabriquer d’autres.

Cette empreinte liée à la fabrication est telle qu’elle impacte également les voitures électriques. Concrètement, si l’on considère qu’une voiture thermique d’occasion n’a pas de coût de fabrication, son bilan est alors moins polluant, jusqu’à 75.000 kilomètres parcourus, par rapport à celui d’un véhicule électrique neuf. Selon l’intensité de son usage de la voiture, il est donc important de prendre en compte ce genre d’argument pour choisir l’option la plus écologique pour soi.

Recycler

Dans le domaine de l’automobile, le Recyclage tient une place importante, avec notamment 22 filières chez Norauto, qui vont du chiffon souillé au pneu, en passant par les huiles et les petits extincteurs. De nombreuses pistes s’offrent au consommateur pour, d’une part, amener ses produits usagés et, d’autre part, acheter des produits issus de l’économie circulaire. Par exemple, les PIEC (Pièces Issues de l’Économie Circulaire) peuvent être privilégiées, de même que les pneus et des batteries reconditionnés.

Composter

Malheureusement, aucune partie d’une automobile n’est compostable… Néanmoins, gardons à l’esprit que les déchets organiques représentent un tiers du contenu de nos poubelles, alors pour celles et ceux qui ont un jardin, lancez vous dans le compostage : en tas, en bac, en surface ou via un lombricomposteur, les solutions ne manquent pas !

Conclusion

Chacun, à son échelle, a un rôle à jouer dans la réduction des déchets de manière globale. Que ce soit en refusant le superflus, en réduisant notre consommation, en réutilisant et réparant nos appareils et véhicules, en amenant nos produits usagés là où ils seront le mieux recyclés, en compostant nos déchets organiques…

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